Que faire quand l’EMDR ne fonctionne pas

Vous n’avez perçu aucun changement, l’effet a été bref ou les symptômes se sont aggravés. Notez d’abord ce qui s’est passé, puis reprenez l’évaluation avec le professionnel qui vous suit.

Jeune femme assise à une table, un carnet ouvert et une chronologie devant elle.

Commencez par noter ce qui a changé

Notez la date, le symptôme visé et son effet sur la journée. Une chronologie courte suffit pour distinguer absence d’effet, amélioration partielle, effet temporaire et aggravation.

Jeune femme comparant une chronologie de séances et des notes dans un carnet.
Une date, un symptôme et son effet sur la journée donnent une base concrète à la discussion.
L’objectif de départ
Écrivez le problème évalué et le changement attendu. Précisez ce qui devait devenir plus facile dans la vie quotidienne.
Les séances et les changements observés
Ajoutez les dates, les interruptions et les évolutions du sommeil, de l’évitement ou des symptômes visés. Indiquez si un effet a tenu ou disparu.
Les réactions préoccupantes
Distinguez l’inconfort pendant une séance d’une aggravation qui se prolonge. Une réaction inquiétante mérite d’être communiquée rapidement.

L’EMDR est surtout étudiée pour le TSPT

Pour le trouble de stress post-traumatique, les recommandations de NICE précisent dans quelles situations l’EMDR peut être proposée et dans quel cadre de séance. Santé.fr en propose une synthèse en français.

Le cadre étudié
Les recommandations portent sur un trouble évalué, un protocole défini et un professionnel formé. Elles ne couvrent pas indistinctement toute difficulté psychique.
Le résultat individuel
Les études décrivent des résultats moyens. Elles ne garantissent pas un effet pour chaque personne ni un nombre universel de séances.
La réévaluation
Une absence d’effet ne confirme ni n’invalide un diagnostic. Elle justifie de reprendre l’objectif, le déroulement et les autres éléments de santé avec un professionnel.

Une non-réponse n’est pas une faute personnelle

La volonté, la gravité du trauma ou le nombre de séances ne suffisent pas à expliquer le résultat. Revenez au symptôme observé et à son évolution.

« Je n’ai pas assez voulu guérir »
Une non-réponse ne démontre ni un manque de volonté ni une « résistance ». Cette explication culpabilise sans fournir d’évaluation.
« Mon trauma est trop profond »
La profondeur d’un trauma n’est pas une mesure clinique qui explique seule un résultat. Les formulations spectaculaires cachent souvent des questions plus précises.
« Il fallait simplement plus de séances »
Il n’existe pas de seuil valable pour tout le monde. La durée dépend du problème évalué, du protocole et de l’évolution observée.

Préparez le prochain échange

Apportez votre chronologie et une question restée ouverte. Des réponses incomplètes suffisent pour commencer.

  1. Montrez ce que vous avez observé

    Reprenez l’objectif de départ, les dates, les changements et les réactions préoccupantes. Dites aussi ce qui reste flou dans les explications reçues.

  2. Demandez ce qui doit être réévalué

    Le diagnostic, les autres problèmes de santé, les traitements et les événements récents peuvent être repris dans l’évaluation. Une absence d’effet ne tranche pas seule ces questions.

  3. Vérifiez la qualification annoncée

    Demandez le titre professionnel et l’intitulé exact de la formation EMDR. Le titre de psychothérapeute est encadré en France par un texte consultable sur Légifrance.

  4. Discutez de la suite

    Une adaptation, une pause encadrée, une seconde opinion ou une autre approche se discutent selon votre situation. Une seconde opinion peut partir de vos notes sans tout reprendre au premier contact.